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Commençons pas le maître de la famille : mon père. Lorsque j'étais jeune (0-9 ans), il n'a pas vraiment été présent ; sinon un
minimum de la base relationelle pour survenir à ma survie comme pour le reste de ma mère et mes 4 autres soeurs. A l'adolescence
(11-12 ans), je dirais que le même scénario se répétait : distant, dans et avec son monde et ses travaux.
Souvent je me demandais pourquoi il était distant à ce point là. Lorsque j'arrivais de l'école, aucun bonjour ni rien et la
plupart du temps il n'était jamais là. Je demandais à ma mère il se passait quoi avec lui mais elle-même (apparemment) ne le savait
même pas (?). Pourtant, il n'étais pas comme ça avec ma soeur plus vieille Anika ni mes soeurs plus jeunes.
A 13 ans, j'ai fuis par un midi d'école secondaire pour aller me « réfugier » chez une fille de 19 ans (Elyann), une fille que
j'ai aimé lorsque Marie-Pier a dû déménager. Je suis allé chez elle car je n'aimais pas ma famille ni leurs comportements (pas le
droit de parler à la table lorsqu'on mangeait, ni dire comment s'avait passé notre journée) ; pure militaire. Sans dire que je me
révoltais, peut-être je me révoltais finalement, malgré que j'avais tout ce que je voulais, c'était carrément invivable. Mon père
s'occupait plus de mes autres soeurs et j'avais une rage de jalousie compte tenu que je n'avais pu d'attention que moi j'en avais eu à
leur âge. Ensuite je suis partie vivre chez mon oncle mais ça n'a pas duré 4 mois qu'il profitait de mon argent d'allocation.
Il y a certains sujets que j'aimerais parler avec mon père et parler de ma personne un peu ou que lui parle de lui, son enfance,
comment c'était avec ses parents, comment il a rencontré ma mère mais il semblerait que ce ne soit pas ma business. Même encore
aujourd'hui, on ne se parle pratiquement pas (même si on se croise souvent (je travail pour lui dans sa business). Il a son monde, ses
ami(e)s, sa femme et il fait sa vie. J'ai encore plein de chose à parle avec lui (entre-autre ce que je vie) et mes films mais aucunes
explications de sa part ni de pourquoi et ni de comment. Il est du genre à ne pas vouloir en entendre parler (sauf parfois des films).
De mère elle, aussi dépendante sentimentalement que je peux l'être, elle suit plutôt mon père. Malgré toute les efforts qu'elle a
dû débattre quand nous étions jeune, je l'aime car c'est ma mère mais j'aurais aimé plus de conversations que ça avec elle. Or partager
les champs de fruits, les plantes, quand elle a un bug en couture je dois être là, quand elle veut faire de la construction et mon père
ne veut pas s'en mêler, je dois être également là et ainsi va de suite. Je dois toujours être là pour eux mais sans qu'eux ne soit
jamais là (mise à part me dire qu'ils ont fait leur job de 0 à 18 ans). J'assume peut-être d'être un monstre si je leur fais si peur
que ça mais qu'ils me le disent en pleine figure.
Moi et ma mère on est comme deux soeurs quand on travail en équipe mais quand vient le temps de lui poser des questions sur moi,
ou m'écouter tout simplement, ça dégénère et elle pète les coches ; il manquerait juste le sang quand ça va loin dans la dispute.
Chaque fois que je lui parle elle me dit :
Laure :
Pourquoi tu en parles pas à ton père de tout ça ?
Agniezska :
T'es sûr que c'est mon père ?
Laure :
Pas de doute la-dessus
Agniezska :
Tu le sais qu'il m'envoit chier à chaque fois
Famille de fous... Je dégage
Deux ou trois jours plutard, je sais que mon père arrivera près de moi en me disant :
Renshai :
La prochaine fois tu as quelque chose à dire, dis-le moi
Agniezska :
Hunh...
Il y a des limites à protéger sa femme là. Je suis pas étrangère je suis sa première fille de sa propre vie (Anika est du premier
mariage de ma mère) et c'est tout ce que j'ai de lui ; c'est triste. Ça doit être une mode hétérosexuelle vu que je ne semble pas
être la seule à vivre avec des parents comme ça. Bref, je suis certaine qu'elle voudrait en parlé plus que ça ma mère mais à quel prix
de son couple ; je n'envie pas les hétéros.
Ce n'est pas toujours des disputes mais défois c'est assez pénible quand plus personne ne s'endure. Petite mise à jour en ce jeudi
27 mars 2008, ma mère me disait ce midi là :
Laure :
Pourquoi aucunes filles t'acceptent comme tu es ?
Il se passe quoi quand tu en regardes une ?
Agniezska :
Il se passe quoi tu dis ? Vas leur dire ça à eux autres. Pas moi qui m'a mise
au monde, poses leur la question. Déjà tu ne m'as jamais aidé dans ce
problème-là et tu m'as toujours dis qu'après ma naissance, les médecins
ont commencé à ce faire rares. Quand je te demande de venir en voir un
avec moi ou d'en contacter un tu veux même pas, je sais pas quelle genre
de honte je t'apporte là but of course, plus facile de dire que personne me
voudra au lieu de trouver une solution pour me faire avancer. Ton mari lui
dit aider les autres dans des organismes ou des conférences de je sais pas
quoi mais mystérieusement, j'existe pas pour lui ; il veut même pas s'en
mêler. Je me demande quel genre de parents que j'ai hunh ? »
Laure :
Vas lui demander toi pourquoi il veut rien savoir
Agniezska :
Tu vois ? Encore moi qui doit tout faire. Pourquoi pas lui ? Pourquoi pas toi ?
Pourquoi pas ton voisin ?
Laure :
Et tu veux je te dise quoi là
Agniezska :
Nothing as usual ; I'm out of here, crazy people
Laure :
Fine, go ahead
Vous voyez ? Ça ne me serait pas difficile de faire des scripts de films. Genre de conversations pénibles qui ne mènent jamais à
rien encore et pourtant, je tente par tout les côtés à les faire parler du mieux je peux mais c'est toujours des échecs. Mon père à la
sourire quand il est avec ma mère et ses ami(e)s mais quand vient le temps où moi j'entre dans leur couple, je fais déborder le vase à
chaque fois ; je comprends pas ça. Monde de fou...
De mes soeurs, j'existe tout simplement pas. Anika (35 ans) aimes son monde, ses papiers, ses coiffures, ses voyages et ses
deux partenaires. De mon autre soeur Izabela (28 ans) a eu un bébé Izahak (que j'ai jamais vu) mais elle a tendance à aimer des gars
plus jeunes qu'elle. De mon autre soeur Annabella (28 ans), allez savoir où elle est, sûrement sexe, drogue et escorte. Et la dernière,
Emmanuella (25 ans), tout une histoire de sa part. À 14 ans, elle est partie avec un homme (Luke) qui est propriétaire de clubs
vidéos. À l'époque, il avait 37 ans. Elle s'est sûrement faite acheter 4 clubs vidéos porn et allez savoir la suite avec la justice et
le divorce de son autre femme.
Son ex-femme m'a même payé cashbox pour espionner son « ex-mari » étant avec ma soeur alors que Cecilia (la soeur de Luke) est chef de police et
n'a jamais voulu s'en mêler.
• Lire la conversation
Si vous avez lu ce passage, la famille est une superbe famille à problèmes. Sans dire qu'elle vient de la famille d'Alphonse
Capone, même les lois ni les représentants ne veulent s'en mêler.
Bref, la famille se dit être ouverte, se dit être sociable mais quand moi j'arrive dans leur vie ou dans leur monde, je fais
toujours la une des conneries humaines. J'ai jamais vu ça une famille de même. Du reste de ma famille elle, il y a toujours eu des querelles de clans et
d'argents, qui rend services à qui et autour de qui à en rendre. Je n'ai pas vraiment eu de contact avec eux dans le passé mise à part
étant jeune (9 ans) et c'était des party de familles qui finissaient plus mais en parallèle, j'en profitais pour vider les verres
de vin avec une cousine (ma cousine Maya je pense) tout en se cachant sous les tables de services.
Il y avait une époque où j'ai déjà voulu parler de mon cas à ma grand-mère dans le temps de son vivant (décédée à 52 ans en 1983 †)
et ça m'a toujours troublé, même encore aujourd'hui. C'est sûr que je lui demande de l'aide (spirituellement) et j'espère qu'elle
m'écoute quand je lui parle aujourd'hui. J'étais peut-être jeune dans le temps mais aujourd'hui j'ai 32 ans et j'ai besoin de son aide.
De tout ce que je me rappel de mon enfance (et ça me marque encore aujourd'hui) est que, j'ai eu un peu de temps de le dire
à ma copine d'époque Marie-pier que j'aimais follement (de 7-10 ans). Peut-être une amourette de classe que je vivais mais j'avais
besoin d'elle ; chaque jour j'avais hâte au lendemain pour la revoir et c'est par elle (nous étions dans un fond de parc) que je clope
aujourd'hui donc ça me laisse un bon souvenir que je n'oublirai jamais. Je crois que je serais encore avec elle aujourd'hui mais la
plus grosse souffrance à l'époque (à 10 ans) est qu'ils nous séparaient si on était trop proche.
C'était assez difficile tout ça si je regarde ça aujourd'hui ou même étant adulte 22 ans plus tard, j'essais de m'imaginer une
relation du genre avec des jeunes. Je ne sais pas comment je suis faite mais me semble, je les laisserais faire ce qu'il veulent à ce
niveau là ; en autant qu'ils dorment pour être debout le lendemain matin. On est amie avec une fille, on l'aime, une des deux a plus
de caractère que l'autre, on veut pas se perdre comme amie mais on nous sépare de force avec pratiquement un grillage électrique.
Inutile de vous dire comment on se sentait distante dans ce temps-là.
On nous forçait peut-être à ne pas dormir dans le même lit, mais on trouvait toujours un moyen de se rapprocher. Elle étant dans
son lit et moi au sol. Je prenais mon matelas et je le poussais près de son rebord de lit. Quand tout était sous contrôle, on se
tenait la main pour pouvoir dormir. Ça me donne encore des frissons repensant à cette scène là...
Je ne comprennais pas à cette âge là pourquoi ils faisaient ça mais si je me rappel, Marie-Pier tentait toujours de défendre la
cause actuelle en disant toujours : « Oui mais papa, Agniezska est mon amie » et je retournais chez moi. Si je devais coucher chez
elle, je devais dormir sur un matelas au sol ; sinon son père lui disait que s'il me trouvait à être dans son lit avec elle, je
retournerais chez moi...
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