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 Sexualité


Très gros sujet de discussion encore ici. Je ne cherche pas vraiment de relations sexuelles ; du moins, pas dans mon état actuel. J'ai des fantasmes comme tout-le-monde mais je me réduis au minimum. Vivant avec ce que je vis, ça ouvre pas mal d'horizon tant qu'à mon ouverture d'esprit. Mais a quoi bon faire l'acte sexuel s'il y a un rejet de la personne propre à elle-même ?

Depuis ma puberté, il y a eu (et il y a encore) une grosse perte au niveau "capacité érotique" et en permanence, il y a toujours une question qui me hante la vie : « Je suis quoi » et non « Qui suis-je » ; sans parler également du niveau des pulsions.

Que la fille se dit être un gars, que le gars se dit être une fille, ou le gars et la fille se disent être les deux ou carrément ailleurs et rien, certains et certaines peuvent s'accepter comme ils ou elles sont ; mais dans mon cas, jamais je ne vais m'accepter en vivant ce que je ne suis pas.

Autrement, pour combler le comble du/des malheur(s), en sexualité j'essais plutôt de porter des attentions sur :

    • Des sorties culturelles
    • Lui faire lire mes scènes, mes compositions instrumentales
    • Danser avec elle dans des places publiques sans être exhibitionniste
    • Etre dans notre monde (tout dépends du caractère intra ou extravertie)
    • Être nous deux tout simplement en déconnant

Je parlais de mes scènes au deuxième point, si vous consultez Internet Underground, il y à une section « Scènes » où je raconte pas mal tout ce que j'ai vécu, ressentie ou ce que je ressens face aux gars, filles, famille, société et ces scènes sont parfois troublantes. Parfois des pleures, frustrations, des joies. Du moins, ce qu'une fille sentimentale peut ressentir en cachette.

Quand une fille veut tenter d'aller plus loin (surtout quand ça commence par des baisés un peu partout), c'est évident que je ressens quelque chose, mais quand je sens que ça peut aller loin, je la repousse ou c'est moi qui recule. C'est un moment assez difficile car elle se demande pourquoi je ne me laisse pas « aller » et/ou elle se demande si ce n'est pas elle le problème. C'est clair que j'aime donner du plaisir, j'aime caresser, lécher la colonne vertébrale, mettre ma tête sur son ventre, entrelasser mes jambes aux siennes, danser autour d'elle pour la séduire mais c'est aussi clair que j'ai des blocages.

Juste pour vous donner un aperçu, j'ai déjà eu des copines (deux je dirais sur neuf) dont une me « voulait » absolument sans qu'elle sache l'histoire. J'avoue que c'était trop vite mais je suis innocente en amour ; je ne sais jamais quand vient le temps de m'exprimer ou ce que je dois faire à l'autre. Bien que les baisés dans le cou et sur la bouche m'ont fait effets assez vite, je me suis levé en vitesse pour aller au toilette. Je n'y suis pas allé pour me « masturber » mais prendre conscience de ce qui m'arrivait car je ne pouvais pas aller plus loin. Je suis sortie 3 minutes plus tard m'essuyant le visage. Elle était confuse car elle voulait comprendre pourquoi je suis partie aussi vite.

En revenant, je lui ai dis de partir et qu'on prenne un peu de temps pour la relation en tant que tel. Je lui disais qu'un jour elle le saura mais la conversation a dégénérée par la pression (et c'est ma faute je vous le dis) j'ai haussé le ton de voix en disant « GET LOST ! DO I'M NOT CLEAR ?!?! » mais c'est moi qui ai sortie de ma maison en pleurant bien sûr, pour aller près de la rivière.

C'est eh.. c'est difficile, je veux dire, mes relations sont difficiles ; autant amicales, amoureuses, sexuelles et familliales. Je ne suis pas capable de me « laisser aller » sans avoir honte ou ayant une conscience que je ne suis pas comme elle. Je ne peux pas me faire faire (minute je cherche mes mots)... je veux dire que, j'ai de la difficulté à lui donner un plaisir sachant (désolée il est difficile ce passage là)... sachant que je ne ressentirai pas ce que elle ressent elle... C'est ça mes feeling lorsque je suis avec une fille. Pourtant je suis bien avec une fille quand on flâne au parc ou on traîne dans le lit...

Tandis que les gars eux, j'ai déjà été hétéro (deux relations de couple) mais je me dégoûtais comme tout le reste. Je me voyais comme une poupée 3X gonflable et je ne me voyais pas avec eux. Je ne me suis jamais vu hétéro. J'ai toujours aimé Marie-Pier dans ma classe et j'avais 7 ans et on est resté amie pendant 5 ans donc à 12 ans, il est trop tard pour un reverse d'orientation quand on aime une fille.

Pour en revenir aux gars, j'aime être là mais quand ça va au delà, je recule. Même si j'ai eu une agression sexuelle à 8 ans (par un fou qui était curieux de savoir ce que j'avais entre les jambes) ce n'est pas le rejet primaire du masculin chez moi contrairement à d'autres.

Du point de vu « Films », il y en a que j'aime mais pas comme des producteurs racontent "Lesbians Porn". Plutôt des films où il y a vraiment un sentiment d'amour entre les deux filles et les événements sociaux qui en découlent. Parfois c'est violent, parfois il y a des joies, des pleures, une fille manque à l'autre et ne peut vivre sans l'autre. J'aime avoir une larme à l'oeil quand une scène me fait vibrer ; une scène où, les emotions me portent à être dans la peau de celle qui provoque ou de ce qu'elle doit subir.

J'ai plusieurs DVD chez moi de ce genre de films mais rare je les écoute car je me connais trop : la révolte, la frustration, les souvenirs, les crises de nerfs m'envahissent et avoir le sentiment que je suis encore seule et de me voir dans un miroir me fait trop mal surtout avec ce que je vis. Zia (celle dont je parlais précédemment), me demande encore d'en écouter avec elle. Malgré qu'elle ne me veut plus, je dis non radical. Elle veut les écouter, j'ai 4 tv ici qui ne servent pas ; libre à elle de prendre celle qu'elle veut mais ça la frustre ( : Chacune son tour de faire frustrer l'autre...

Des films, je peux vous en nommer quelques-uns :

    • Quand tombe la nuit (When night is falling)
    • Pourquoi pas moi (Why not me)
    • Créature célestre
    • Imagines, toi et moi (Imagine me and you)
    • Saving face
    • Les garçons ne pleurent pas (Boys don't cry)
    • Meilleur que le chocolat (Better then chocolate)
    • Rebelle ( Lost and delirious)
    • Fingersmith
    • Qui aimes-tu (Fucking Amal - Show me love)
    • But I'm a cheerleader

S'il faut parler de la relation sexuelle absolue, je suis plutôt du genre féminine hunh ? :

    • Mettre mes mains sur le visage de la copine
    • Mettre mes mains dans son cou
    • Passer mes lèvres près de sa bouche sans toucher ses lèvres
    • Passer ma main à 2 centimètres en frôlant son corps sans la toucher
    • Ressentir ses frissons, sa chaleur
    • Mettre une main entre ses seins et sentir sa respiration
    • Petit extra si elle le mérite : danse de baladi ( :

Je ne sais pas comment décrire la sexualité finalement. Je sais que je ne veux pas en parler en relation car c'est un domaine qui m'étouffe, qui me fait souffrir et qui me gêne. Pour les curieux et curieuses, rarement je me fais « pénétrer » et rarement je pénètre la copine également. Le fait de pénétrer la copine peut être excitant (pour elle) mais aucunement pour moi. J'ai des sensations de venir aussitôt mais ça me fou une virilité de merde à quoi je ne m'identifie même pas.

Quand je « jouis », je regarde la copine et je me regarde par la suite, je me dégoûte. Quand ça me blesse, j'arrête sans finir le « travail » et je me retrouve dans un coin en pleurant ou dans la salle de bain sous la douche en me laissant couler l'eau dessus. Par contre, quand je me fais pénétrer (ou caresser), l'orgasme est lent à venir mais c'est ça qui est meilleur. Plus c'est long, meilleur c'est bon. En résumer, je déteste jouir mais j'aime les sensations et tous comme l'amour, je me sens également abusée et/ou manipulée.

Au delà de la relation amicale, amoureuse et sexuelle, les deux grosses questions exitencielles je me pose sont :

    • Pourquoi lorsque je suis avec une fille, j'ai l'impression d'être un gars
    • Pourquoi lorsque je suis avec un gars, j'ai l'impression d'être une fille

Je ne dis pas ça pour une crises d'identité et d'ambiguité sexuelle mais ça reste troublant à mon égard. Comme je le disais plus haut, quand les deux sexes entrent en conflit sexuellement, je me recule dans un coin et je reviens dans ma coquille. Les gens me regardent et ils ne comprennent pas pourquoi je pars sans rien dire.

    « Sois tout simplement toi-même »

Yeah right, this is bullshit okay. Vous ne savez pas c'est quoi être vraiment soi-même dans un cas comme ça. L'autre se demande ce qu'il se passe et ne comprend plus rien. On ne veut... on ne peut même pas expliquer ce qu'on ressent quand ça nous effecte. Pour éviter les merdes, on ne dit rien et on se cache dans notre coquille...

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