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La question est simple :
    • « Quand les gens parlent du suicide, pourquoi certaines personnes tentent de soutenir la personne souffrante, alors que pendant le malaise, personne n'est-là ? »
Bonne question en 2009 hunh ? Peut-être qu'elle vous fait réveiller des souvenirs ou peut-être même la peur mais voyons les choses en face, nous ne sommes plus des jeunes impubères qui ont hâte d'être mature. Je suis très bien placé pour poser cette question, car j'ai vécu avec ma copine pas mal de chose dans le passé et entre-autre, mon cas était un de ses maux de vivre. Elle me voulait être heureuse et rien n'avançait.

Elle s'est pendue voilà 7 ans et qu'un Saint lui sauve l'âme †. Ce n'est pas juste pour ça qu'elle mit fin à ses jours mais c'est un autre chargement à prendre sur mes épaules. Elle n'est peut-être plus sur terre mais encore dans mon coeur. Si je dois raconter ça aux psychologues, bien que ça reste une souffrance, mais s'il advenait que je leur raconte ça, ça ne ferait que retarder la suite des cheminements par des sur-thérapies additionnelles ($$$.$$) car apparemment il faut être « sain et saine » d'esprit avant tout cheminements pour ne pas mélanger leurs analyses et leurs données tant qu'à leurs jugements finals (opérations et autres structures administratives). Et oui, les « psyko-spéci-analistes » sont des Dieux de la vie humaine : qui est bon qui ne l'est pas, qui est qui et qui doit être quoi.

Pour en revenir à Ashley, lorsque je parle aux gens de son suicide, si vous saviez les aberrations que j'ai dû faire face :

   • « Elle s'est peut-être pendue car elle ne voulait plus de toi »
   • « Elle avait sûrement peur de toi avec toute ta machinerie »

Que j'en ris (désolée j'en ris encore)... mais je me demande ce qui suit :

   • « Jusqu'où dois-je aller pour perdre le monde que j'aime ? »
   • « Quel sorte de gens dois-je avoir dans ma vie ? »
   • « Pourquoi dois-je toujours être amie avec des gens qui se font rejetter ?
   • « À quand mon cas sera-t-il réglé ? »

Depuis ma jeunesse je ne fais que déménager, perdre des pseudo ami(e)s, des ami(e)s qui devaient partir, d'autres qui sont morts, certain(e)s ne voulaient pas que je couche chez eux ou chez elles ou leurs parents nous séparaient du lit pour XXY raisons. Du suicide, d'autres textes que l'on me dit souvent :

   • Ne passes pas à l'acte, tout sera réglé ou se règlera
   • Ne fais pas ça, des gens t'aiment
   • Ashley est décédée, c'est pour pouvoir foncer d'avantage
   • Que dirait Ashley si elle te voyait suicidaire ?

1. Ne passes pas à l'acte, tout sera réglé ou se règlera
Depuis ma naissance que l'on me dit ça.

2. Ne fais pas ça, des gens t'aiment
Qu'est-ce que l'amour si je ne m'aime pas ?

3. Ashley est décédée, c'est pour pouvoir foncer d'avantage
Ras le bol de tout faire étant seule ; j'en fais déjà pas mal pour tout-le-monde alors que je demande un accompagnement et on me dit : « Quel âge as-tu pour te faire accompagner ? »

4. Que dirait Ashley si elle te voyait suicidaire ?
Pour le moment, elle ne me peut pas me le dire et je me demande pourquoi je ne l'ai pas encore rejoins...

L'entourage confit la personne souffrante aux services sociaux qui eux, par manque de ressources, envoient le sujet à traiter dans un asile pour analyse de cas (ou centre de triage), jusqu'à ce que le « cas suicidaire » soit dissipé sans vraiment avoir traité la cause primaire quand nous savons que les pillules en sont un commerce (mais quelle magie). Ce n'est pas avec des calmo-médicaments ni « placebo » me faisant croire en la magie qui allègeront mes souffrances, il faut de l'interaction.

Je ne suis pas une Sainte loin delà mais j'ai vécu pas mal de chose en 32 ans étant rat de laboratoire, dans un asile, des transferts de ville, des douches froides d'école, des copines, des copino-copains, des morts. Je ne suis pas unique mais je ne demande aucunes pitiés non plus. Mais j'avoue souvent vouloir me mettre la corde au cou à mon tour, mais ça ne serait que la mort trop lente et si je manque mon coup, je ne veux pas être légume ; à vrai dire, j'en suis rendu une pure Zombie.

Des gens me disent : « Ah, tu es unique et très spéciale ». Sourire ici.. si je suis si spéciale que ça, pourquoi les gens (mes parents sont inclus) ont honte d'en parler et être ami(e)s avec moi ?

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