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Je vous explique ma journée mais une très grosse journée. C'est vraiment difficile à vous le décrire car j'en pleure encore et
énormément. J'en tremble et j'en suis encore sur les émotions ; les frissons en sont jusqu'à la pointe de ma colonne vertébrale et agit
comme si les côtes s'ouvraient en relâchant la pression accumulée pendant 32 ans. Okay, clope time la.
Désolée, j'ai juste le goût de sourire en même temps que je pleure mais je dois contrôler car okay, poésie à part, Zia voulait
revoir le film « XXY » comme je le décrivait plus haut dans le document. Je sais que ce film là me rends triste mais
j'hésitais. J'ai prise les nerfs à son égard et j'ai dis : « Si tu veux le voir, tu sais où est la chambre, tu as pas besoin de moi
pour ça ». Elle a prise les nerfs à son tour et finalement (sans finir dans un bain de sang), elle a claqué la porte de la
chambre et moi je suis sortie dehors, en claquant la porte aussi.
Le film tournait et quand j'ai regardé le vidéo (que je mentionne plus haut), de par l'extérieur de la fenêtre, inutile de
vous dire je suis partie en larme aussitôt puis j'ai relâcher le rebord de cette fenêtre pour me retrouver dans mon coin (dans la
forêt) et j'ai pensé à mes parents (désolée je n'arrête pas de pleurer, c'est con...). Je me suis rendu au magasin d'acool
et rendu devant les réfrégérateur, j'ai ouverte la porte et je regardais les bouteilles sans bouger.
Lorsque j'ai voulu prendre deux bouteilles de 40 % (je voulais vraiment me défoncer), je ne sais pas quel Saint(e) s'est élu
pour me venir en aide (je ferai tout pour lui ou elle) , je me sentais embaumée de la tête au pied même comme une statuette
que l'on admire par le reflet naturel des ombres et l'entrée de la lumière ; je ne me sentais plus bouger du tout. J'ai refermé la
porte de ce réfrégérateur et je suis partie sans rien dire ni acheter.
Tout en revenant chez moi, (toujours en pleurant), J'avais l'impression que je suivais quelqu'un ; pourtant j'étais seule en
auto et personne sur le chemin ; je pensais rêver debout. Après un moment, j'entre dans le stationnement de mes parents et j'arrête
tout. Je me demandais ce que j'avais affaire là mais je decide de sonner à la porte.
Mon père ouvre la porte et me disant « Hey hello » puis m'invitait d'entrer ; un drôle de feeling en tout cas. A partir de ce
moment là, plus rien n'existait et personne parlait non plus. J'ai posé une question à mon père que je ne savais si j'aurais été
capable de lui poser X années avant :
• Agniezska :
« Est-ce que tu m'aimes » ?
Au début, on ne parlait pratiquement pas ; puis je lui relance la question :
• Agniezska :
« Je veux dire, pour ce que je suis ou ce que je suis devenu ? Car tu te rappel de voilà 25 ans tout ce que j'ai vécu ou subis ? »
• Renshai :
« Oui »
C'est déjà bien sa réponse car il fut une époque où il ne voulait rien savoir de rien. Je lui ai fais une sorte de sourire « Hunh » en
regardant dehors.
• Renshai :
« Pourquoi ta question ? »
Moment très difficile ici car j'ai quand même prise 10 minutes avant d'être capable de lui dire. Je commençais une phrase mais je
n'étais jamais capable de la terminer et je tremblais à chaque fois quand je préparais la même phrase d'une autre façon. Bref...
• Agniezska :
« Okay... » (moment de silence en fermant les yeux)
Moment de silence tout en me fermant les yeux :
• Agniezska :
« ... je veux relancer... je veux dire c'est ma peau et c'est ma vie. Je veux revoir les medecins pour mon cas. Je sais que, tu as
jamais voulu en parler par gêne, peur, fierté, orgeuil et autre mais je t'aime en tant que mon père comme j'ai aussi ma mère.
Tout-le-monde vit des choses difficiles et surtout moi, je ne veux pas être perdue le restant de mes jours. Au lieu de me saouler
cette après-midi, je ne sais pas comment j'ai fais ça ni pourquoi mais je suis venue te voir pour en parler calmement avec un drapeau
blanc... Dis rien pour le moment... »
• Agniezska :
« ... je sais que.. tu sais que j'ai toujours été là pour vous rendre service et j'en donne aux autres aussi, sur internet et/ou
autres mais la je veux être egoïste un peu, ma personne. Chaque fois j'ai des copine je me sens bizarre, les gars ne m'intéressent
pas comme tu as pu le remarquer et non, je changerai pas car sans savoir comment tu me prends ou prenais, ça change pas mes goût ou
mon caractère ni rien de ça sauf que, c'est ma vie et je suis fatiguée de toujours faire la une des regards ou les gens se demande ce
que je suis sans être capable de tout dire l'histoire car ils fuient avant même d,avoir placé le premier mot. Je perds du monde autour
de moi, les relations sont difficles et c'est le moment d'être moi-même : celle que je suis depuis la naissance... »
• Agniezska :
« ... ça te paraît soudain mais ça ne me dérange pas d'être perçu venant toi, ce que je suis censé être à tes yeux mais le plus
important c'est être ce que je suis à mes propres yeux et la copine que je vais aimer. Ma mère est au courant de tout ça et ça fait 4
mois que je repense à tout ça, je donne des indices aux gesn sur internet sans trop les troubler, je lis des documentations matin, midi
et soir et la rage est toujours au rendez-vous. Tu me dis que je susi toujours dans ma tour d'ivoire mais là, tu connais la raison de
mes comportements bizarres et oui je m'assume comme freak mais sans vous faire honte... »
• Agniezska :
« ... donc la question est : toi comme ma mère, seriez vous prêt... je veux dire... à m'aider pour une remise à zéro de tout ça et
que vous, mes parents puissiez me donner une chance afin d'être heureuse dans ma vie et de me donner cette confiance là malgré tout ce
qui a à faire et de rester fort pendant tout le long du cheminement. ? »
C'était très difficile de lui balancer tout ça en 5 minutes mais je l'ai fais. J'avoue qu'il y a eu des moments de silence où un de
nous deux voulait dire quelque chose mais on bloquait. Après des regards et autres, je lui ai dis : « je comprends ta réponse » puis
j'étais sur le point de partir quand il relance :
• Renshai :
« Ta mère à toujours voulu faire ce qui lui tentait de faire et je lui laissais faire ce qu'elle voulait. Je ne suis pas toujours
24 hrs sur 24 derrière elle pour savoir ce qui se passe dans sa vie et j'ai déjà mes lots de problèmes, comme tout-le-monde. Si toi,
tu veux « relancer » comme tu dis, la boucherie, c'est rendu maintenant ta vie tu as 32 ans. Comme ça fait 25 ans que tu es comme
cela, nous nous sommes identifié de ce que l'on voyait de ta personne, les changements de nos comportements ne se feront pas la
semaine prochaine. Ça sera difficile mais c'est ta vie »
• Renshai :
« Tu connais la médecine et les services sociaux autant que moi sur ce sujet là : leur cadre, leur déonthologie, leur
apprentissage. Des preuves, preuves et surpreuves à faire, des analyses à nouveau, des traitements anti-X sont à revoir. J'en ai vu
des cas quand je pratiquais à l'hopital et aujourd'hui 25 ans plus tard ça ne s'est pas améliorer, mais empirer. Des maladies qui
n'existaient pas surviennent à la chaudière, des accidents ridicules en mécanique tuant 300 personnes, qui ceux-ci arrivaient
pratiquement démembrés. Je ne veux pas te faire peur mais es-tu vraiment « certaine » de relancer la « boucherie » comme tu dis et
même si tu rencontres des hauts et des bas avec eux, les voyages que cela va occaisonner, tu ne dois pas jetter tes dévolus sur nous
deux.
Excusez-moi people mais, c'était difficile à entendre ça de lui. Surtout d'un père pratiquement distant pendant 25 ans où un gars dans
ma vie m'a toujours stressé et maintenant, faire face à tout ça devant lui, sans connaître ses réactions, je me suis vider de larmes
pratiquement en entendre juste ce qu'il disait. J'en suis encore sur le qui-vive.
Je ne savais plus quoi lui dire tellement, les mots existaient plus du tout je veux dire, je tentais de dire quelque chose mais
rien ne sortait et c'est vraiment la première que mon père me disait une chose comme cela en 32 ans. La tornade était dans le cerveau
cette après-midi et même après 6 hrs passé, je me demande encore comment j'ai fais pour être capable de tout lui dire ça. Et ce
« ça », je ne cherche pas à comprendre comment j'ai réussis.
Vous savez, j'ai l'impression d'être zombie, dans un rêve et un film en même temps mais je sais que j'ai les yeux ouverts et je
vous écris ma journée en directe sur mon site Underground. Vous ne savez pas ce que je ressens en vous racontant ce passage là mais
j'en pleure encore car on dirait c'est trop rêve, après tant d'années perdue, jamais mais au grand jamais je ne m'aurais attendu ça
provenant de « Mon père que j'aime ».
De ma mère elle, elle pense avoir échouée en donnant une naissance bizarre pensant bien faire car elle a toujours voulu avoir ce
que je n'ai jamais été et elle croit que, tout ce qu'on a accumulé ensemble pendant 32 ans soit tout perdu.
• Laure : « Quoiqu'il arrive, tu restera toujours mon enfant »
Comment voulez-vous ne être sensible face à tout ça. Je lui disais que ne changerai rien de ma tête ni mes goût de film ou autre tout
ce que j'ai apprise d'elle mais il arrive un moment dans la vie où les enfants grandissent, qu'importe leur naissance et ont des choix
à faire. Je n'arrêterai pas d'aider mes parents comme je fais toujours avec avec les autres dans n'importe quoi sauf que, je dois
rectifier des erreurs qui me rendent mal-a-l'aise devant tout-le-monde. Après 4 tentatives, et d'une d'une décision que j'ai jamais
prise étant jeune ou adoslescente, c'est le moment de me retrouver. Et nous avons pleurée comme des madelaine.
• Agniezska :
« Parlez-vous en entre vous deux mais je veux que se soit clair avant que je relance tout. Si je vous fait honte, vous le me dites
et c'est moi qui partirai de votre vie mais je veux savoir si tout ça est. J'ai besoin de vous deux comme je vous ai toujours aider
autant dans l'entreprise que des travaux maison et autres. Je ne vous ai jamais rien demandé comparativement à mes soeurs qui vous
demandaient d'acheter des planètes mais aujourd'hui je vous le demande : Pouvez-vous m'aider à revivre ? »
A suivre...
Pour conclure ces 32 ans et 9 mois d'émotions inestimables, je ne sais pas comment les relations avec mes parents se dérouleront à
l'avenir mais le temps se dessinera au jour le jour. Je vous suggère d'écouter le film « XXY » pour prendre consciebnce ce que
certains et certaines peuvent vivre pas rapport à la normalisation médicale et les regards des autres comme tout autres dériver dans
ce milieu.
Je ne sais pas à quand je vais relancer la machine car je dois me retrouver un peu avec tout ça et je dois voir mes dossiers
(pour la première fois de ma vie) et revoir comment le système de la santé et services sociaux fonctionnent à ce sujet. J'y
verai sûrement des coûts et surcoûts, des déplacements à faire à droite et à gauche, des hauts et des bas.
J'aurai sûrement aussi des rages d'une part et des joies ailleurs, des analyses à faire, des testes mentaux à passer sans savoir
leurs questionnaires qui « jugent » (très gros stress et de peur) en permettant au sujet d'avancer dans son cheminents. Tout ce
que je sais est que cette année sera émouvanté par ses 12 chemins (mois) et je vais afin commencer à vivre sans avoir un stress
de par mes parents et plusieurs masques tomberont... le miens en premier...
Petite pensée intime : Si Ashley aurait été là à entendre et voyant tout ça, je crois qu'elle
m'aurait mariée (lesbienne ou pas) mais hélas elle n'est plus de ce monde. Donc, où que tu sois Ashley, ce message est pour
toi :
Ashley mon amour
Je ne sais pas si tu es cette Sainte qui m'a aider aujourd'hui
Mais je continuerai toujours à t'aimer quoiqu'il est arrivé
Peut-être n'as tu jamais eu le temps de me le dire
Mais moi je te le dis et je te le redirai encore :
~ Kiss XXY and good night my Booh ~
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