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J'aimerais vous partager un film que je trouve extrêmement sensuel :
« Låt den rätte komma in »
« Let the right one in / Let me in »
« Morse »
Ce que vous lirez ici vient vraiment de mon intérieur. Aucunes attaques personnelles ni commerciales sauf que certains passages
seront difficiles à digérer ; libre à vous de vouloir le lire ou pas.
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| En espérant vous découvriez ce que ce film tente de transposer... |
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Rare sont les films de vampires qui viennent des autres pays. Nous connaissons que les Made in USA avec un paquet d'effets
spéciaux dont on connaît la fin avant même que le début du deuxième chapître commence.
Dans cette page, je tenterai de faire le tour pour faire valoir ce film à sa juste valeur mettant en vedette la sensualité, le
romantisme et l'interdiction qui aujourd'hui, sont encore mal exploités dans le domaine du vampirisme.
Bien entendu, nous excluons « Interview with a vampyre » avec Tom Cruise, Brad Pitt et José Antonio Domínguez Banderas ou
encore, « Underworld » avec Kate Beckinsale Loe et Scott Speedman en quoi, ces deux films, restent à la limite.
Dans le cas de « UltraViolet » avec Milla Jovovich et un enfant, ce film résume une histoire entre une vampire qui tente
d'être une mère envers un enfant ; du moins lui venir en aide. Il y a trop d'effets spéciaux et extrêmement coloré que nous devenons
épileptique avant de voir sa fin.
Dans le cas présent du film « Låt den rätte komma in », non seulement je le trouve bien fait dans son ensemble (10/10 même), mais
il y a toutefois quelques points négatifs qu'ils me font réagir bestialement et sauvagement.
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Dans le plus simple, j'ai vu ce film en ce 25 mai 2010 lorsque je n'avais rien à faire de la nuit...
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Roman :
John Ajvide Lindquist
Direction :
Tomas Alfredson
Photographie :
Hoyte van Hoytema
Musique :
Johan Söderqvist
Mise en scène :
John Ajvide Lindquist
Chapîtres :
8
Durée :
110 minutes
Genre :
Récit fantastique / Bedtime story
Nationalité :
Suède (2008)
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Synopsis :
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Eli, une fille de 12 ans et Håkan, son père (tuteur) d'une 50 aine d'années, déménagent
dans le quartier Blackeberg à Stockholm. Bien qu'ils puissent paraître simples et normaux aux yeux de leurs voisins, leurs timidités
font d'eux, deux personnes distantes alors qu'ils cachent un secret depuis des années.
Son seul protecteur est son père (tuteur) qui lui, fait en sorte qu'Eli puisse se nourrir dans l'anonymat. Pourtant, Eli tentera
quand même une amitié troublée avec son voisin Oskar : lui avouer ce qu'elle est. |
Mettant en vedette :
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Eli |
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Lina Leandersson |
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Oskar |
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Kåre Hedebrant |
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Håkan |
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Per Ragnar * |
Bien entendu, la liste de casting est longue mais je ne doute pas des compétences ni des représentations que les acteurs et
actrices suédois(e)s ont a exprimer quant à leurs cultures cinématographiques.
* : Je ne connaissais pas Per Ragnar avant ce jour mais à voir ses courtes
représentations dans ce film, il joue très bien son rôle tant au niveau protecteur qu'un voisin renfermé.
Pour d'autres informations sur ce film, voir IMDB.
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Nous voilà dans l'analyse du film, la meilleure partie de la page ( :
Le texte ici est très long mais je vous offre la version courte avec des {Extra}. Il
suffit de les cliquer pour lire la version longue.
Dans un premier temps, je parlerai du film dans son ensemble le plus positif possible. Dans second temps, les guerres entre la
version « Livre » et celle du « Film ». En troisième lieu, les négatifs (gens qui critiquent sauvagement le film et sa
version finale) et pour conclure ce volet, mes frustrations sur un sujet extrêmement sensible dans le cinésocial : les censures.
Les Positifs
Ceux et celles qui savent que j'aimerais faire des films dans un contexte amateur, ce film serait mon genre de film à produire
et/ou à diriger. Il est simple, aucune extravagance d'effets spéciaux et surtout, ne pas négliger l'humour (bloopers) sur le plateau
tout en ayant un sérieux sur la production.
Contrairement aux films US et leurs effets spéciaux, Låt den rätte komma in est d'un naturel
inimaginable et très simple qui touche la vie de l'adolescence dans divers contextes et environnements : amitié, amour, école, famille
mais en ajoutant une touche vampirique faisant de lui son point fort.
C'est quand même un film qui nous garde la tête sur nos épaules avec certains éléments de la vie commune sans avoir d'exagération
au niveau du sang (giclage qui n'arrête pas) et qui montre vraiment les détails (caillots sanguins sur Elin et sur ses victimes). Je
classifirais ce film comme un « Bedtime Story » (histoire avant de ce coucher). Pas qu'il soit nul mais fantastique à regarder.
De ce que j'ai vu, lorsque je mentionnais « d'un naturel », je ne vise pas nécessairement la Télé-Réalité même si certains points
nous le font ressentir mais tout ce qui permet de ressentir les scènes sont : les environnements, les décors, les textes, les
comportements des rôles, les attitudes des autres face à la société.
De ce que sont des rôles principaux, ils sont très bien sélectionnés et interprétés. Lorsque nous repérons qui vit quoi, qui fait
quoi et qui en veut à qui, (sans avoir lu le roman), l'histoire nous entraîne étroitement dans une relation très intime entre une
fille (spécimen) qui doit survivre tout en cachant ce qu'elle est. Elle souhaiterait connaître l'amour mais elle n'en ressent pas le
besoin (je lui ressemble de ce côté-là).
Quant au voisin au nom d'Oskar, il se fait toujours battre et harceler par un gang de l'école (bunch of schoolkids). Mise à part
sa collection d'anciennes automobiles à l'échelle réduite et de ses Stroumphs, il ne peut pas avoir vraiment d'ami.
Voici qui est qui en profondeur :
| • Eli : |
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Elle agit selon les circonstances (enjouée, fatiguée, étonnée, enragée) tentant de connaître l'amour
tout en étant réservée. Elle a une carence au niveau de l'hygiénisme : ses odeurs (fer) et ses ongles mal entretenus (sang séché). Je
trouve cette scène très bien faite et bien pensée car mes ongles sont tout aussi mal entretenus ( : Nous continuons... | :
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| • Oskar : |
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Il se sent seul et abandonné, déchiré entre lui et ses parents. Il est attentif à l'école mais plusieurs veulent
lui faire la peau. Dans sa vie personnelle, il essaye de tout comprendre mais tente de fuir sa vie monotone par des archives de
journaux concernant des assasins. Il adore collectionner d'anciennes automobiles à l'échelle réduite et des Stroumphs et il a un
Rubik's Cube... Rubik's Cube ( :
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| • Håkan : |
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Je ne connaissais pas l'acteur en question mais malgré ses courtes apparitions, il est très attentif dans ce qu'il
fait et il fait tout son possible pour subvenir au besoin d'Eli tout en étant timide envers ses voisins. |
Ces trois personnages principaux font de cette représentation une histoire magnifique, romantique, sensuelle, sadique et bestiale.
Il faut quand même ressentir l'histoire en elle-même même s'il y a des scènes qui n'ont pas de dialogues. La plupart des gens aiment
lorsque ça bouge et qu'il n'y ait pas de temps mort mais dans ce film, même si ce n'est pas Hollywood à l'expression « Go, go, go,
come on, come on, keep up », ce sont ces trois personnages qui nous font entrer dans l'histoire comme si nous tenions nous-même
une caméra numérique.
Lorsque nous suivons l'histoire, je ne peux pas dire si les contraires s'attirent ou qui se ressemble s'assemble car les
sentiments sont extrêmes : la douceur des personnages, la révolte, la vengence et la violence d'Eli alors qu'Oskar cherche à
comprendre les pourquoi des comments et savoir qui est vraiment Eli tout en éprouvant des sentiments cachés. Eli devra aussi négocier
avec certains événements qui causeront une ambiguité entre être avec Oskar ou de prendre ses distances.
Tout ce cocktail fait un romantisme innocent et interdit. Ce qui est très rare de nos jours dans le domaine du cinégothique et des
récits fantastiques contrairement aux épées magiques de gildes et d'ordres et de potions d'éliminations bestiales.
Le Livre vs le Film
L'analyse se corse ; je tenterai de garder mon calme mais ça ne sera pas evident. C'est connu qu'un livre de 500 pages (nombre de
pages au hasard) ne peut être représenté tel quel à la télévision. Il y a des censures, des coupures, des extras qui ne mènent à rien
et les budgets ; je comprends le marché du cinéma parfaitement.
Pour ma part, si j'écrivais moi-même les scripts, je les produirais et je les dirigerais sans toutefois les rendre publique en
salles (soit par des scènes troublantes ou par interdictions internationales), je ferais en sorte de les rendre publique quand même
car ils resteraient accessibles au visionnement privé seulement.
Dans le roman, il y a certains passages qu'on ne voit pas dans le film qui méritraient d'être vu : la pédophilie est imbriquée. La
scène a été écrite lorsqu'Håkan était un professeur engagé mais devenu un vagabond sans-abris lorsque la commission scolaire s'est
aperçue qu'il était un pédophile. Le roman raconte la vie d'Eli et pourquoi elle est devenue ce qu'elle est aujourd'hui. Vient ensuite
la liaison relationelle qu'elle a avec Håkan. Le film commence lorsqu'ils déménagent dans le quartier Blackeberg.
Assez sec et radical comme début mais la loi de la censure a toujours le dernier mot. Je ne sais pas qui gère cette idéologie
mais bon, si je scripterai pour 500 pages, je ferais en sorte que les gens voient mes 500 pages en images. Même si mes films
nécessitent cinq DVD au gravage, il y a des gens qui aiment connaître l'histoire et entrer dans les scènes. Que mes scripts soient
mature, agressif, puéril, infantile, horifique, sensuel, fantastique, je ferais en sorte de favoriser le côté commercial des gens qui
aiment cela ; mais il faut croire que le monde au niveau du cinéma de fonctionne pas encore comme cela.
Les critiques négatives
Bien que le film en lui-même soit ce qu'il est (très sensuel et romantique), je m'attaque à ceux qui l'attaquent sur des forums X.
Ceux qui sont payés et qui jugent par des critères sur papier pour faire leur travail. Je ne le cache pas, j'ai lu plusieurs forums
(suédois, français, anglais) et non seulement ce film à des fans, il y a aussi des antéchrists qui rabaissent les autres et des
guerres de clan circulent.
Je ne vote ni pour ni contre mais j'avoue qu'il y a des points négatifs. Sans perdre l'idée que le film en lui-même est très bien
réussit, nous débutons en voyant un homme dans la 50 aine avec une fille d'une 10 aine d'années déménager dans un quartier à Stockholm
; ce qui présage qu'il est son père, on ne le sait pas.
Il est vrai que l'histoire est vide si nous n'avons pas lu le roman précédemment. Le film révèle qu'un garçon au nom d'Oskar aura
bientôt 13 ans et veut aimer sa future voisine qui se nomme Eli ; qui elle, a 12 ans. Eli cache un secret qui ne sera révélé que dans
4 jours (jour dans le film) et a la fin, Oskar et Eli prennent le train pour partir loin des gens vu que tout le monde est mort et que
les relations avec les autres n'ont plus leurs raisons d'être :
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Oskar découvre, lors d'une fin de semaine chez son père, que son père est homosexuel. Il devine vite
que le nouveau copain de son père passe avant lui.
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Il y a des malentendus entre Oskar et sa mère faisant en sorte qu'il prend ses distances.
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Håkan, le tuteur ou le père d'Eli se retrouve à l'hôpital brûlé vif au visage disant précédemment que
tout le monde reconnaît son visage et qu'il veut en finir ; Eli lui fera un cadeau d'adieu.
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Tous les résidents des appartements avoisinants sont pratiquement morts. N'ayant plus de victimes
faciles (alcooliques, vieux sans défenses, femmes à problèmes), Eli devra voir de nouveaux horizons et chasser plus loin.
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La relation entre Oskar et Eli s'est extravertie nous démontrant clairement leurs émotions et leurs
sentiments ; aucun obstacle ne pourra les séparer. |
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Les écoliers qui harcelaient Oskar à la piscine, dans la cours de récréation ou au retour à la maison
ont également rendu l'âme ; Oskar sera maintenant libre. |
Lorsque nous prenons conscience des points mentionnés, la suite n'est pas difficile à deviner : ils doivent partir pour découvrir
de nouveaux horizons. Comme Oskar a un penchant envers les couteaux et les assassins (lorsqu'il découpe des articles de journaux) et
qu'Eli n'a plus de tuteur mais devenue amie avec Oskar, il est clair de reconnaître qu'elle protègera Oskar de tout obstacles à
condition qu'il lui ramène du sang frais ; du sang qui proviendra probablement de ses futures victimes, ce que faisait Håkan...
Les Censures
Lorsque je parlais de censures, plusieurs scènes dans le roman démontrent des traces de pédophilie et elle est purement imbriquée
dans le roman. Exemple, une scène a été écrite lorsqu'Håkan était un professeur sérieux et engagé mais devenu un vagabond sans-abris
lorsque la commission scolaire a découvert qu'il était un pédophile.
Le roman raconte une partie de la vie d'Håkan et celle d'Eli puis leur liaison relationnelle. Dans le film, nous ne voyons que
lorsqu'ils déménagent dans le quartier. Bien entendu, ils ne devaient pas montrer leur liaison à l'écran.
Le problème dans le film (et non un bug du film) est que nous voyons à deux reprises Eli comme une pure femme dont l'âge est dans la
30 aine avancé, ayant un vieux maquillage asséché par les temps et ces scènes ne surviennent que lorsqu'elle est en manque de sang :
Dans le roman, compte tenu qu'Håkan ne trouve pas de sang pour subvenir au besoin d'Eli, il lui propose de passer un moment avec
elle dans l'appartement ; bien entendu, pour une scène explicite. Mais Eli semble d'accord à condition qu'il ramène du sang avant de
passer aux actes.
D'un autre côté dans le film, Håkan demande à Eli d'arrêter de voir Oskar lorsqu'il prépare sa valise pour subvenir au besoin d'Eli.
Je ne sais pas si c'est par jalousie ou par protection, mais je ressens plutôt une jalousie provenant d'Håkan de peur de se retrouver
seul et/ou inutile. Il aime une femme mature mais qui est resté au stade adolescente ; alors qu'Oskar lui, aime le physique d'Eli car
Eli a son âge. Il est difficile de juger les deux relations à ce moment-là ; il faut savoir lire entre les lignes.
Je ne veux pas incorporer ma vie privée à travers cette magnifique histoire sauf que dans un cas de vampire, l'âge n'est pas
supposé d'exister, un(e) vampire est supposé(e) garder son apparence physique au moment qu'il(elle) a été mordu (comme le cas d'une
infection de la tuberculose).
Vient ensuite l'accord qu'Eli suppose transmettre à Håkan : autoriser les attouchements contre du sang collecté ; cet accord reste
quand même volontaire car c'est elle qui décide. Je conclu pour que le film garde sa structure et soit vendable à l'étranger, il y a
un fort doute qu'Håkan devait mourir au plus vite pour laisser place à la nouvelle relation d'amitié et d'amour qu'Oskar et Eli
débutaient.
Tout ces détails troublent l'interprétation en ce qui concerne la relation qu'Eli a avec Håkan et vice-versa. Vu que personne n'est
supposé connaître leurs histoires dans le quartier ; personne n'est supposé prendre les nerfs....
Les gens se contentent de dire tout simplement « Ce n'est pas réel, ce n'est qu'un film ! ». Yippi, mais à l'exclusion du
vampirisme (ce qui fait l'histoire fantastique), ceux et celles qui le critiquent démontrent largement le contraire. Encore heureux
que ces gens-là ne critiquent pas « Erk, boire du sang... ». Mais bien sûr, ce n'est pas pareil, mais les jugements sont quand
même existants...
Vient ensuite les découpages de textes et/ou de temps. Une scène où il était possible de lire l'évolution de la relation entre Eli
et Håkan et connaître enfin l'histoire de la vie d'Eli sous toutes ses formes et son secret. Dans le film, il faut lire le roman pour
avoir une idée qui est quoi, qui fait quoi et qui en veut à qui car si on ne sait rien, le film est vide même s'il reste sensuel tout
en dégageant un amour innocent.
Il se pourrait qu'en octobre 2010, les US fassent une version « pris du cul » pour les pris du cul de la société :
changement de nom des personnages, révision des scènces, révision du langage, possiblement changer la structure des textes car Eli
serait apparemment un gars ayant subis une mutilation du pénis (d'où vient la cicatrice horizontale d'Eli lorsqu'elle met une robe qui
appartient à la mère d'Oskar). C'est fou comme ça rejoint les sujets
XXY (hermaphrodites) ou souffrants du Syndrôme de Benjamin
(transexuel(le)s) mais encore, un autre débat s'en suivrait...
La Conclusion
Pour conclure mon analyse, malgré les petites erreurs (voir le prochain onglet), il reste quand même bien fait dans son ensemble
(je ne le dirai jamais assez). Lorsque je l'ai revu une deuxième fois (je suis certaine que je ne me lasserai pas de le revoir), j'ai
ressenti comme si je passais une semaine aux côtés d'Oskar et d'Eli en tenant ma caméra numérique. Nous ressentons qu'une relation se
bâtit mais ça ne dit rien.
Quant à moi, j'aurais fait l'histoire sur plusieur films ; du moins commencer par le début afin de connaître la vie des
personnages et avoir une vue d'ensemble des histoires personnelles ; mais de là à être obligée de lire un roman avant et de lire le
script du film après pour me mettre à jour : ma plus grosse déception...
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Comme dans tous les films, il existe des erreurs ; elles peuvent être voulues, provoquées et/ou inattendues. Les erreurs dans ce
film ne sont pas catastrophiques mais quand même, il est important de les souligner ( :
Rubik's Cube :
Lorsqu'Oskar rencontre Eli une deuxième fois dans les estrades, il manipule le Rubik's Cube. Une de ses surfaces est blanche mais
un seul carré rouge n'est pas résolu. Lorsqu'il le donne à Eli, elle essaye de le comprendre sans rien déplacer. Comme elle ne
comprends rien à son fonctionnement, elle le redonne à Oskar mais le carré rouge est devenu bleu ( :
Remarquez que je ne savais pas non plus comment ça fonctionnait jusqu'à ce qu'Oskar lui explique ; mais j'aimerais avoir un
Rubik's Cube en cadeau... Rubik's Cube ( :
Miroir :
D'histoire en histoire, un vampire ne doit pas voir sa réflection devant un miroir. Dans le roman, la scène existe réellement
lorsqu'Eli invite Oskar à entrer dans le hall de son appartment. Oskar s'aperçoit qu'Eli n'a pas de réflection devant le miroir et
c'est à ce moment qu'il commence à comprendre. Dans le film, lorsqu'Eli passe devant son miroir pour empêcher Oskar d'entrer dans la
seconde pièce, nous voyons sa réflection ( :
Prise du film (originale)
Prise du film (modifiée)
L'erreur aurait pu être évitée de deux façons différentes. Soit par bluescreen (ce qui m'étonnerais si on reste dans le contexte
« naturel » de l'histoire et/ou par budget), soit par blankshot (filmer à vide). Lorsque l'on filme, les blankshots peuvent être
utilisés comme si Eli rejoingnait le cadre de la porte sans y être vraiment alors qu'Oskar se rend quand même près du cadre de porte
et de faire semblant de voir Eli. La scène est reprise par la suite avec Eli et Oskar normalement. Dans les deux cas, la caméra doit
être stable (trépied ou gearnex de préférence) supposons peu avant le miroir. Lors du montage, il suffit de faire de la superposition
en modifiant le vidéo d'où l'on voit Eli pour que les deux prises ne troublent pas le timeline (astuce film-amateur).
Inconnu :
Dans la scène du miroir, un inconnu semble être présent dans le hall d'entré ; nous voyons, par la réflection de la vitre, une
main qui est appuyée sur un meuble ( :
Équipe :
Vers la fin, lorsque les trois gars entrent dans la pièce où il y a la piscine, nous voyons l'équipe en plein tournage de la
scène ; il suffit de voir les vitres à l'opposé de la caméra ( :
Status :
D'histoire en histoire, un vampire ne doit pas avoir d'âge dans un contexte social. Dans le roman, Eli et Håkan semblent être un
couple compte tenu qu'Eli à 12 ans depuis longtemps. Dans le film, Håkan semble être le père ou tuteur d'Eli pour éviter toutes
représailles ; ce qui force les gens à croire qu'ils ont une relation pédophilique qui ne peut être affichée au grand public ( :
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J'ai recueillie une quarantaine d'images de différentes scènes pour vous mettre un peu dans l'esprit du film ainsi qu'une musique
sélectionnée et très sensuelle pour les mettre en valeur ; chaque image a sa partition. En espérant que mes prises de vues soient
excellentes ( ':
J'aime mes sélections mais particulièrement celles-ci :
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(00:55)
Eli touche la joue d'Håkan.
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(01:06 - 01:21)
Eli regarde Oskar lorsqu'il lui pose une question, joue avec son coude et lui tient la main pour le rassurer.
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(01:44)
Eli reçoit un coup de pied provenant d'un gars ; scène androgyne troublante.
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(02:10)
Eli manque d'hygiénisme ( :
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(02:32 - 03:00)
Eli est en colère ; j'aime son oeil et sa larme de sang ( ':
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(03:07)
Eli dort dans son cercueil.
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(03:19)
Le silence veut tout dire...
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(03:48)
Le départ d'Eli.
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(04:02)
Eli vient en aide à Oskar. |
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Voici les scènes que j'ai aimé le plus mettant en vedette le romantisme et la sensualité. Je ne veux pas tout mettre le film sous
vidéos mais en contre parti, j'afficherai les scripts ainsi que mes commentaires personnels.
« Background... Roll... And action ! »
Script :
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Eli
T'es supposé m'aider ... !
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Eli
Dois-je faire les choses par moi-même ?!
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| • |
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Eli
Dis quelque chose !!!
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Håkan
Pardonne-moi... |
Commentaire :
En premier lieu, Eli a une voix très grave pour une fille de 12 ans. Remarquez qu'on n'ajuste pas notre ton de voix lorsque nous
sommes en colère, par expérience de cause ( :
La première fois où j'en vu cette scène, j'ai ris ; plutôt sourire en coin. Eli est une fille normalement calme, qui ne se laisse
pas surprendre et qui est terre-à-terre. Version « couple » avec Håkan, engueulade de ménage ; très belle scène.
Håkan garde son calme. Il a conscience qu'il n'a pas aidé Eli ce soir-là et même s'il voulait expliquer ce qui s'est passé, Eli ne
l'écouterait pas ; très belle mise en scène.
Script :
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Oskar
Mmsh...
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| • |
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Oskar
Tu sens mauvais...
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| • |
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Oskar
Mmsh... |
Commentaire :
Lorsqu'Oskar lui jette ce dialogue, Eli arrête de manipuler le Rubik's Cube pour regarder la neige puis elle fronce le front en
étant étonnée. Par la suite, elle sourit de timidité cachant ainsi quelque chose. Se faire dire ça aussi directement lorsque nous
sommes concentré à résoudre un Rubik's Cube, il y a de quoi à être surprit. ( :
D'un autre côté, comme Lina avait 12-13 ans lors de la production, je la vénère particulièrement par son courage et son endurance.
A plusieurs reprises, elle fait des scènes assez longues à l'extérieur, en hiver, en pleine soirées et/ou nuits et ce, n'ayant pas de
manteau sur elle pour se couvrir, voir qu'un simple T-Shirt ; pour une fille de cet âge, belle endurance.
Belle musique en arrière plan qui invoque une concentration.
Script :
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Oskar
Tiens...
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Eli
Non
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Oskar
Tant pis
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Eli
Je peux...
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| • |
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Eli
... en goûter un. |
Commentaire :
Eli ne semble pas connaître cette sorte de nourriture (biscuit ou quelque chose du genre) mais belle mise en scène de par son
regard, son hésitation et il semble que ça lui lève le coeur. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour faire plaisir à l'autre, j'ai du
connu ( :
Script :
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Oskar
Mais les grands traînent ici quand même.
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| • |
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Oskar
Tu sais quoi ?
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| • |
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Oskar
Aujourd'hui... Ils on voulu me pousser dans l'eau glacée mais...
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| • |
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Eli
Oskar...
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| • |
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Oskar
... j'avais un bâton et j'ai frappé Conny tellement fort qu'il a dû aller aux urgences
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| • |
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Eli
Oskar ? |
Commentaire :
J'aime les yeux d'Eli dans le noir, effet vitré par une réflection de lumière et lorsqu'Oskar ouvre la lumière, ses yeux
redeviennent normaux. Il faut le voir vite mais ses yeux sont comme ceux d'un chat entre la noirceur et la lumière.
Selon mes enquêtes, il semblerait que ceux ou celles souffrant(e)s de myopie (genre moi, lunettes pour voir de loin) ont de grosse
chance d'avoir cette même vision nocturne (naturelle bien sûr).
Non seulement que nous ne voyons pas de loin, la vision se tarde à s'adapter entre le jour et la nuit (soirée) ; mais lorsque que
le cycle de la noiceur entre en action, nous voyons les choses plus éclairées que les autres. Je continuerai mes enquêtes sur ce qui
cause ce phénomène.
Script :
Commentaire :
Scène de timidité voulant dire « Pourquoi tu es ici ? Qu'est-ce que tu veux ? ». J'avoue agir de la sorte lorsque je suis devant
une fille ; ne pas savoir quoi dire ni quoi faire sauf me mettre devant ma porte de chambre et ne rien dire tout en la regardant pour
ne pas qu'elle entre. Ça ne s'explique pas, c'est instinctif ; être sur ses gardes... | :
Petite erreur dans la scène, un vampire n'est pas censé voir son reflet dans le miroir...
{voir Erreurs}
Script :
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Eli
Salut
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Oskar
Hey...
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| • |
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Eli
Tu dois me demander d'entrer
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Oskar
Et si je ne le fais pas ?
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Oskar
Ça fait quoi si t'entres quand même ?
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Oskar
Il y a un obstacle ?
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Oskar
Tuk - tuk - tuk...
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Oskar
Tuk --- tuk --- tuk... |
Commentaire :
Petite comparaison assez longue mais à première vue dans cette scène, je suis comme Eli. Je n'entre jamais chez quelqu'un s'il ne
m'y invite pas ; qu'il me soit connu ou non. Ce n'est pas une maladie en tant que tel mais un TOC (trouble obcessif compulsif) qui se
développe avec les années mettant en vedette : « La peur de déranger les autres ».
Autrement dans cette scène, lorsqu'Eli change de comportement suite aux dialogues qu'émet Oskar, le terme de ce comportement social
est lunatique. Etre lunatique ne veut pas dire « Etre dans la lune » ou « Perdue dans ses idées » mais changer de
figure comme « la lune change de visage » à chaque comportement étant devant quelqu'un. Je le vis également et ça aussi c'est
instinctif. Je peux être très souriante et enjouée devant quelqu'un mais à la fin, mon humeur dépend de la fin de sa discussion :
agressée, joyeuse, enragée, peinée ; il faut savoir se connaître.
Script :
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Oskar
Hey... !!
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Oskar
Tu peux entrer !!!
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Commentaire :
Très court comme dialogue mais ça récompense le long texte que vous venez de lire plus haut.
Cette scène est la suite du vidéo précédent : n'ayant pas eu de réponse claire, Eli agit en conséquence. Bien entendu, je ne pisse
pas le sang lorsque je suis enragée mais ça vous donne un aperçu lorsqu'il y a une violation entre une bonne personne et celui ou celle
où il y a un manque de savoir-vivre.
Par contre, cette scène est troublante. Il est difficile de savoir si Eli est vraiment enragée par le comportement d'Oskar qui n'a
pas comprit du tout le message « Tu dois me demander d'entrer » ou bien si elle pleure car Oskar ne lui a pas dit d'entrer. Il
faut savoir faire la différence entre les deux : devoir comprendre quelque chose et savoir dire quelque chose.
J'aime l'oeil avec une larme sang ; nous attendons également le coeur battre et soupir final demandant une énergie qui doit être
contrôlée.
Script :
Commentaire :
Interprétation difficile. Je n'ai pas vraiment de commentaire à faire sur cette scène qui est tout simplement sensible et
touchante. Malgré la jeunesse d'Eli, elle est sérieuse et mature dans ses sentiments ; ne rien dire veut tout dire.
Elle doit repartir au loin car il n'y a plus de raison de rester : les voisins sont morts et elle a réussit à conquérir le coeur
d'Oskar... même si elle disait n'avoir jamais besoin de personne.
P.S. : J'aime son oeil... ( ':
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Nous voilà dans la section « Musique ». Je ne saurais commenter la musique des scènes car elles sont simplement très bien
composées, interprétées, orchestrées et dirigées.
Sans être de l'industriel, EBM ou de l'opéra du Moulin Rouge, la musique des scènes nous font ressentir les sentiments et les états
d'âme des personnages ; elle souligne et renforce certaines situations dramatiques, tragiques ou comiques.
01 : The Arrival
02 : Eli and Oscar
03 : Eli's Theme
04 : The Slaughter
05 : Oscar in Love
06 : Hiding the Body
07 : After the Fight
08 : Oscar Strikes Back
09 : Virginia Wakes Up
10 : The Father
11 : Spotting a Victim
12 : Giving Up
13 : Death of Håkan
14 : Virginia Is Bitten
15 : Then We Are Together
16 : Virginia in Flames
17 : Eli Bleeds
18 : Related by Blood
19 : Lacke Dies
20 : Going Home
21 : Let the Right One In
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Le site de cette magnifique représentation est :
Internet Movie Database :
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Bien que ce film représente une partie du monde des vampires (version adolescente), il reste quand même bien fait comme je
l'expliquais plus haut.
Disons que John Ajvide Lindqvist nous emporte dans un contexte totalement différent de ce que l'on connaît généralement du milieu
gothique et récits fantastiques qui, hélas, certaines personnes jugent encore cet univers.
Il y a plusieurs types de « gothique » faut-il mentionner :
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Style de vie
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Pure mode représentative
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Ceux et celles qui ont des intérêts au niveau de la culture, de l'histoire, de la littérature et de l'écriture également
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Ceux et celles qui se donnent un genre pour se sentir en appartenance avec quelque chose
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Des jeunes qui tentent de se découvrir en faisant des graffiti, renversement de pierres tombales, mettre le feu dans des anciennes tombes, bris de société au niveau des sanctuaires, églises et différents lieux de cultes pour délimiter leurs territoires
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Ceux et celles qui veulent et/ou souhaitent vivre dans l'anonymat, et/ou ne veulent pas se faire connaître et/ou être connu(e)s et/ou par et pour de bonne(s) intention(s), ne pas se mêler aux affaires publiques (associaux) |
Pour ma part, je suis des points 1, 3 et 6. Du reste et des autres, c'est pas ma business et je veux pas avoir
honte ni me faire traiter de ce que je ne suis pas...
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Je souhaiterais offrir juste un sourire à Lina ( :
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Il serait difficile d'ouvrir un sujet concernant ce film sur le Santuaire
mais l'offre n'est pas encore refusée...
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Voilà de ce qui est du film « Låt den rätte komma in ». Pour terminé, j'aimerais, il est important de lire cette conlusion.
Ce film m'a vraiment entré dans le coeur et je veux vraiment me le vider...
Lorsque j'écris mes états d'âme comme j'ai faite pour ce film là depuis le début, je suis extrêmement sensible à presque tout ;
autant mes écritures que les écritures des autres, mes visions et celles des autres, de ceux qui écrivent les scripts de films à
ceux qui les rendent en images.
Lorsque je donne mes points de vue, je ressens tout de A à Z. Je subis plusieurs jugements face à la cinématographie car pour
certaines personnes, je m'investie trop dans les analyses, je suis trop sensible quand vient le temps de voir des scènes ou encore
quand vient le temps de ressentir la grosse famille sur le plateau de tournage.
Je n'écoute pas les films pour me « donner une vie artificielle » mais lorsque nous avons une passion pour le cinéma autant du
côté amateur, semi-professionnel que professionnel en lui-même qu'au niveau directeur, réalisateur ou acteur, on ressent les
messages de celui ou de celle qui écrit les scripts.
Je ne le cache pas, mes films sont les « Making of ». Je les écoute avant puis je regarde le film après. J'aime voir l'underground
des films car j'apprends par ceux-ci : comment ils ont été pensés, montés, les décors, les envrionnements, les maquillages, les
auditions et surtout le fait de voir qu'il y a (ou il y aura) une grosse famille en arrière de tout ça.
Lorsque je mentionne « une famille », peut-être qu'il n'y a jamais eu de dialogue dans ma famille ou ma parentée et peut-être même que
je tente de trouver des gens pour combler ce manque je ne le sais pas ; mais la seule chose que je sais, c'est que personne me donne
la chance de faire un film amateur ni être entourée. Je me sens tellement seule par moment que lorsque je vois une scène qui
m'emporte (comme ce fut le cas à plusieurs reprise dans le film), j'aimerais tellement la vivre qu'il est difficile de suivre le
reste du script. Je rêve de trouver une famille sur un plateau de tournage ; être là pour des gens, me sentir utile, m'extérioriser,
sourire car je serais contente, rire par des blagues en direct lors d'un enregistrement, être capable de ressentir à la fin d'une
production : « Le film est fini, tu vas me manquer ».
Je ne suis pas la seule qui a des émotions comme cela. Je sais que les films demandent des mois ou des années de préparation afin de
rendre le produit final mais lorsque nous sommes avec la personne qui joue un rôle avec nous, lorsque nous devons mémoriser nos textes
ensemble (à la maison, dans un parc, au studio) tous les jours pendant des mois, il se crée un lien, un contact, des rires comme des
peines et c'est là qu'à la fin de la production, un déchirement se produit ; nous savons que plus personne ne se reverra car il y a
d'autres contrats et des engagements ailleurs.
Pour terminer cette page à jamais, j'ai vu pas mal de directeurs pleurer tout en s'éloignant du plateau (acteurs, équipes) car ils
ont eu du plaisir à travailler avec ceux-ci. Ils partaient car ça faisait trop mal de rester ; ça leur déchirait trop le coeur de voir
la production se terminer et vous savez, c'est à ce moment-là que nous nous aperçevons que la passion du cinéma existe et cette
passion se retrouve... au coeur de la famille.
Il y a des gens qui ont des talents amateurs (musique, écrire des histoires, agir en semblant d'acteur(trice) avec des ami(e)s) et
doivent rester cachés car le monde du cinéma reste fermé. S'il est difficile de joindre les cordes sans devoir se pendre, il en est
tout aussi difficile de réaliser notre premier film lorsque notre propre rêve ne peut être réalisé.
Ce n'est pas évident se sentir morte tous les jours mais je ne baisserai jamais les bras...
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Si un besoin intensif de m'écrire vous obsède...
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